Résistance : Humour politique contre l’incompétence des « élus »

Que peut-on faire lorsque des responsables corrompus et incultes refusent d’entendre les revendications les plus normales de leurs administrés ? Que peut-on faire lorsque les habitants manquent de routes, de dispensaires et sont privés d’eau potable et d’électricité, alors que leur ville regorge de richesses.

Ville de Tinghir au sud-est du Maroc

A Tinghir, au sud-est du Maroc, des jeunes pacifistes chantent pour dénoncer ce manque d’infrastructures, manifestent pour revendiquer plus de droits et résistent pour exiger d’être entendus, pour que leurs revendications soient satisfaites.

Face à la sourde oreille des « responsables» et à la faiblesse des moyens dont ils disposent, ils ont fait recours à un fait inédit dans la culture politique dans tout le pays : La parodie et l’humour politique grinçant. Le tout bien sûr en langue amazighe.     

Dans cette émission par exemple, c’est le président américain lui même qui s’adresse aux élus et aux responsables de la ville de Tinghir qu’il traite de «voyous». On l’entend dire que «la situation à Tinghir n’évolue pas (…), que la ville devient comme écrasée par un tsunami après quelques goutes de pluie, qu’aucun des diplômés ne travaille et qu’ils sont tous alcooliques (…) Les rapports sur la situation que j’ai en ma possession ne sont pas réjouissants. Les services de la municipalité sont inexistants. Vous n’avez rien fait. Pas une seule infrastructure pour la jeunesse, pas un seul centre culturel, pas même un terrain de football ou un parc pour enfants, espèce de voyous (…) Vous avez entendu parler de Guantanamo ou pas ? Je ne rigole pas. Vous allez y souffrir sérieusement. Vous êtes nuls. Vous ne possédez même pas le niveau intellectuel d’un enfant de l’école primaire.» 

Dans cette deuxième vidéo, deux « responsables » discutent quelques minutes à propos de la situation à Tinghir. 

«A Tinghir, il y a énormément d’institutions, Il y a d’abord les banques, et les banques et encore des banques, des cafés et des taxiphones. Il y a aussi des banques, et des banques et encore des banques, des cafés, des taxiphones et encore des cafés et vous venez me dire qu’il y a rien.»

Et puis des insultes, encore des insultes et des insultes, de l’incompétence et beaucoup d’incompétents. C’est l’amère réalité … à Tinghir. 

A. Azergui

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