But who are we kidding ?

The mud is not yet dry, the wound opened by the floods in the aching hearts of the inhabitants of many places in the Souss has not yet finished to heal and the Moroccan monarchy already shows its true face, that so many Amazigh people still refuse to see. Seems that the self-hatred has taken over. Mohamed VI has announced a three-day national mourning after the death of Saudi dictator.

A victim of the flood devoured by dogs
A victim of the flood devoured by dogs

But who exactly we make fun of?
In late November, more than forty people have been killed in floods in southern Western Tamazgha. The victims and their families have been treated as outcasts, abandoned to their fate. The dead bodies thrown as rubbish on the garbage trucks, some have been abandoned and devoured by wild animals. While an entire region has suffered a martyrdom, the monarchy, detached from the reality of the country, sent two airplanes loaded with aid, including food and medicine, to Liberia.
No national mourning was declared after these tragic events. No assistance has been provided to the victims, left to die in the total indifference. Dead or alive, those are worth nothing, not a tear or a simple glance.

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Why declare a national mourning after the death of Saudi dictator? What binds the people of Western Tamazgha (Morocco) to the Saudis, these exporters of barbaric Wahhabism, a country in which the most basic human rights are violated, in which the women are treated as objects and which it also prevents driving a car or to go out unaccompanied?
If Mohammed VI wants to declare the national mourning for the death of his Wahhabi « boyfriend », would do better to decree it within the walls of his palace. Impose it to the entire population is an insult to the victims of the floods and to all citizens affected that still asking for help that will never come.

A. Azergui

Thanks Rita for translating

Mais de qui se moque-t-on ?

La boue n’est pas encore sèche, la blessure provoquée par les inondations dans les cœurs endeuillés des habitants de plusieurs localités dans le Souss n’a pas fini de se cicatriser, que déjà la monarchie marocaine montre son véritable visage que beaucoup d’Amazighs refusent encore de voir. Il paraît que la haine de soi a pris le dessus. Mohamed VI a annoncé un deuil national de trois jours après la mort du dictateur saoudien. Il a « donné ses instructions royales » pour que le drapeau de Lyautey soit mis en berne dans les administrations publiques et les ambassades de la monarchie à l’étranger. Le deuil est national et le mort est étrange et étranger.

Mais de qui on se moque au juste ?

A victim of the flood devoured by dogs
La dépouille d’une victime des inondations dévorée par des chiens

Fin novembre dernier, plus de quarante personnes ont trouvé la mort lors d’inondations survenues dans le sud de Tamazgha occidentale. Les victimes et leurs familles ont été traitées comme des parias, abandonnées à leur triste sort. Des cadavres de victimes jetés comme des déchets dans des camions poubelles, certains ont été abandonnés et dévorés par des animaux sauvages. Alors que toute une région souffrait le martyr, la monarchie, déconnectée de la réalité du pays, se permet d’envoyer deux avions remplis de dons, notamment de denrées alimentaires et médicaments, au Liberia.

Aucun deuil national n’a été décrété suite à ces évènements tragiques. Aucune aide n’a été apportée aux victimes laissées mourir dans l’indifférence totale. Morts ou vivants, ces « chleuhs » ne valaient pas un clou, une larme ou un simple regard.

Pourquoi décréter un deuil national suite à la mort du dictateur saoudien ? Qu’est-ce qui lie les habitants de Tamazgha occidentale (Maroc) aux Saoudiens, ces exportateurs de wahhabisme barbare, ce pays où on viole les droits humains les plus élémentaires, où les femmes sont considérés comme des objets et sont empêchées même de conduire une voiture ou de sortir non accompagnées.
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Si Mohammed VI veut décréter un deuil national à la mort de son copain wahhabite, qu’il le décrète entre les murs de son palais. L’imposer à tous les habitants est une insulte à la mémoire des victimes de ces inondations et à tous ces citoyens sinistrés qui réclament toujours des aides qui n’arriveront jamais.

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A. Azergui