Artistes-mouchoirs !

Pourquoi certains « artistes » amazighs ou qui se présentent comme tels, adorent se faire piétiner et insulter ? C’est ce qu’ils viennent de faire en acceptant de prendre part aux activités d’une morbide institution française appelée « Institut du Monde Arabe » (IMA), croyant que cet établissement leur fait honneur en les invitant. Pourquoi aiment-ils tant se faire dépouiller de leur identité, de leur langue, eux qui prétendent la défendre ? En acceptant de chanter dans cet établissement, ces « artistes » serviles contribuent activement à l’anéantissent de tous les efforts déployés par les associations amazighes en France pour changer la vision que portent les institutions officielles françaises vis-à-vis des Imazighen toujours catalogués comme « arabes » et « musulmans ». Si ces « artistes » se plaisent dans cette définition, alors qu’ils l’expriment.haine_de_soi_02
Les Amazighs ne font pas partie de ce rêve négationniste appelé « Monde arabe ». Il ne faut pas oublier que cet établissement qu’il convient de nommer « l’Institut d’Arabie » a été conçu et imaginé par la France, cet Etat qui a violé notre souveraineté en tant que peuple et soutenu et soutient toujours les pires dictatures anti-amazighes. La France a toujours rêvé d’être une puissance arabe et musulmane, et sa politique a toujours été favorable à l’arabisme et à l’islamisme. L’IMA n’est que l’un des instruments qui mettent en œuvre cette politique.

Cet Institut d’Arabie n’a que du mépris pour notre culture. Il ne fait que perpétuer la tradition de la France coloniale et des régimes anti-amazighs auxquels la France avait cédé le pouvoir en terre amazighe. Leur vision de l’Homme amazigh est la même. Pour eux, il n’est bon que pour se donner en spectacle, comme si les Imazighen ne savent rien faire d’autre que chanter et danser. Chaque fois que l’Institut d’Arabie parle des Imazighen, c’est pour folkloriser leur culture. Rien de plus.

De ce fait, les « artistes-mouchoirs » qui acceptent de se prostituer et de souiller notre culture en contrepartie de quelques centaines d’euros ne méritent aucune considération.

Début des années 2 000, un « artiste » de Tamazgha occidentale (Maroc) est venu clamer sa « poésie » dans ce même institut parisien. En contrepartie, il a reçu trois billets de 50 euros. Une insulte qui dit long sur le mépris qu’affiche cet établissement face à tout ce qui est amazigh.

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Etre artiste, surtout amazigh, est un engagement. S’engager implique de ne pas se laisser corrompre par la monarchie ou par ses relais sur les plans local et international.

A. Azergui

Lire aussi : La haine de soi amazighe

Les images illustrant cet article ont été tirées de ce site.

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